Tous les articles par Claire de Castellane

De belles critiques du dernier disque de Goran Filipec

Consacré aux Danses de Liszt, il a enchanté Jeremy Nicholas, de Gramophon, le rédacteur de iClassical et David Olds, de the WholeNote :

Article en Anglais ici :
https://www.gramophone.co.uk/review/liszt-complete-piano-music-dances-filipec

Plus j’écoute ce disque, plus il m’apparaît que c’est un des meilleurs consacrés à Liszt depuis très longtemps. Produit par le pianiste lui-même, il est également très bien enregistré (Campus Fichtenhain, Krefeld, Allemagne) par l’ingénieur Matteo Costa.

Il s’agit du Vol 49 de le collection « Liszt Complete Piano Music » de Naxos et doit compter parmi les plus réussis de la série, non seulement à cause de Filipec, mais aussi à cause du programme. La séquence de danses est variée dans ses dynamiques (valses suivies de csárdás, polka, mazurka, plusieurs valses et deux galops) et fait se côtoyer des œuvres virtuoses brillantes de la fin des années 1830 avec des œuvres de 1881. Comme par exemple les quatre Valses oubliées (1881/84, pistes 1-4), jouées avec beaucoup de charme, à comparer avec les quatre valses antérieures (pistes 10-13), qui démontrent une virtuosité sans entrave chez Filipec, qui exploite là toutes les possibilités sonores du Kawai Grand piano.

Le disque se conclue par la version simplifiée du Grand Galop, rarement entendue, suivie de l’original, avec lequel Liszt concluait souvent ses récitals. Pour mettre en perspective la performance de bravoure de Filipec en la matière, Ogdon et Lang Lang le jouent 27 secondes plus lentement ; seuls Fiorentino et Cziffra (qui possédaient la pièce) sont plus rapides et – chut ! – Je pense que je préfère le croate.

Filipec possède trois des attributs les plus importants qui font un grand pianiste : artiste, architecte et acrobate. En fait, la seule chose qui minore ce disque est la peinture effrayante de Liszt sur la couverture, qui repose vraisemblablement sur l’un des portraits photographiques de Franz Hanfstaengl datant de 1857. Une des centaines de photos de Liszt n’aurait-elle pas été préférable ? Au moins, quelque chose d’un peu plus chic pour compléter le contenu.


Article en Anglais ici :
https://iclassical.co.uk/outstanding-liszt-recital-from-goran-filipec/

Il s’agit du numéro 49 de la série de Naxos contenant la musique de piano complète de Liszt, et quel plaisir ! Le programme fait entendre des musiques parmi les plus virtuoses de Liszt des années 1830 mélangées à des œuvres écrites un demi-siècle plus tard. Le CD fonctionne bien, comme une seule session d’écoute mélangeant des valses, des polkas et quelques galops, et cela de la plus plaisante manière.

Le pianiste de concert croate Goran Filipec est clairement un remarquable interprète de Liszt. Il a une technique brillante et joue parfaitement ces œuvres. La sonorité de son Kawai Grand Piano a été remarquablement captée par les ingénieurs de Naxos et cela doit sûrement être l’un des volumes les plus réussis de cette série à ce jour. Un disque à se procurer !


Article en Anglais ici :
http://castel-production.com/art-gb-the-wholenote-dances-liszt-goran-filipec/

Le palmarès pianistique de Goran Filipec est impressionnant. Concours internationaux, tournées de concerts et enregistrements occupent une grande partie de son temps et les critiques élogieuses qui le suivent partout où il se produit expliquent pourquoi il fait partie des pianistes de la série « l’Intégrale de Liszt » de chez Naxos. Le dernier-né de ce projet colossal est le volume 49, consacrés aux Danses de Franz Liszt (Naxos 8.53705 naxos.com).

Le programme propose un éventail de danses : valses, csárdás, mazurka et autres. Le jeu de Filipec est bien sûr génial. Il capture dès l’instant l’atmosphère que Liszt cherche à établir pour chaque danse : parfois modale, parfois purement technique mais se présentant le plus souvent de manière lyrique. Filipec sait identifier et exploiter astucieusement chaque point d’accès à l’esprit de ces danses. Son toucher est généralement léger, flottant en quelque sorte au-dessus des touches. Mais il délivre de manière convaincante bravoure et puissance chaque fois que Liszt le demande.

Bel article sur le disque « Paganini at the piano » de Goran Filipec

Paganini At The Piano

Paganini’s solo violin Caprices Op. 1 have provided the basis for some of the piano repertoire’s iconic virtuoso vehicles, such as Brahms’ Op. 35 Variations and Rachmaninov’s Rhapsody, to name just two. For this release, however, pianist Goran Filipec uncovers some substantial lesser-known Paganini-inspired works.

Two large-scale variation sets based on the same 24th Caprice used by Brahms and Rachmaninov showcase composers who were primarily known as pianists, both prominent pupils of Theodor Leschetizky. The Russian-born Mark Hambourg eventually settled in England, where he amassed a popular following. Many of his old 78s are quite wild and technically all over the place: his Chopin Op. 42 Waltz, for example, is the pianistic parallel of an Ed Wood movie. By contrast, his Paganini Variations revel in thick, upholstered textures and a formidable though conservative harmonic rigor that might be described as the pianistic lovechild of Brahms and Anton Rubinstein. The work requires a pianist with the stamina of an ox and the ability to produce huge, unrelenting sonorities. Filipec not only takes Hambourg’s daunting demands in stride, but also makes the music’s monumental posturings seem more important than they are.

Ignaz Friedman’s Paganini Studies operate on a higher level of musical imagination and pianistic ingenuity, and Filipec clearly revels in the idiom, milking the slower variations for all they’re worth, albeit within the bounds of good taste. […].

Much as I admire Wolf Harden’s Naxos traversal of Busoni’s Introduzione e Capriccio for its poise and polish, Filipec’s more incisive, harder-hitting vantage point boasts the demonic edge. The Busoni pupil Michael von Zadora’s “Eine Paganini-Caprice”, based on the E-flat Caprice No. 19, smothers the original’s modest dimensions in heavy pianistic garb, but Filipec nevertheless makes the best case possible for this rare transcription. Boris Papandopulo’s three Capriccios fuse Lisztian sweep with spiky, Prokofiev-like dissonant jabs and steel-trap chords. The effects grow predictable as the music unfolds, yet these pieces fall gratefully and playfully under the fingers, at least under Filipec’s fingers. The detailed, close-up sonics grow slightly harsh and metallic in loud moments, but that hardly pulls focus from Filipec’s prodigious talent. Self-recommending to fanciers of Romantic piano rarities.

Olivier Korber invité de la Matinale de France Musique !

Au micro de Gabrielle Oliveira-Guyon, Olivier Korber évoque son rapport à la musique de Chopin, dont il vient de graver, pour la Collection 1001 Notes, une version plébiscitée des Études opus 25 : https://olivierkorber.com/medias/press/.

Pour la première fois il dévoile sa casquette de compositeur en nous livrant sa pièce pour piano, Yehides (Solitude), fraîchement composée.

C’est aussi l’occasion de le découvrir en soliste de l’éblouissant concerto n°3 de Rachmaninov, capté en live à Paris en mars dernier avec l’ensemble Les Déconcertants.

Le disque Bersa de Goran Filipec disque du mois pour Gramophone!

Un article de Jed DISTLER à retrouver ici : Art Gramophone CD Bersa Goran Filipec 

[…] If I haven’t yet mentioned Goran Filipec’s performances it’s because he basically left me stunned and speechless from the first notes, and I’m still recovering!
This pianist commands a transcendental technique and possesses an unflappable sonority that refuses to splinter, notwithstanding Bersa’s thickest onslaughts. He unleashes shattering fortissimos that never lapse into banging and conveys the kind of textural diversity needed to bring this composer’s demanding keyboard idiom to life.
Grand Piano’s vibrant sound does both pianist and composer ample justice. I cannot recommend this release highly enough and, needless to say, I look forward to Vol 2.


[….] Si je n’ai pas encore mentionné les performances de Goran Filipec c’est parce qu’il m’a fondamentalement laissé stupéfait et sans voix depuis les premières notes, et je ne m’en suis toujours pas remis !
Ce pianiste à la technique transcendante possède une sonorité imperturbable qui refuse de se fendre, malgré les assauts les plus intenses de Bersa. Il déchaîne des fortissimos éloquents mais sans brutalité, et a la palette nécessaire pour donner vie au langage pianistique exigeant de ce compositeur.                                               
Le son vibrant de Grand Piano rend amplement justice au pianiste et au compositeur. Je ne peux que recommander hautement cet enregistrement, et il va sans dire que j’attends avec impatience le second volume.

https://www.gramophone.co.uk/review/bersa-complete-piano-music-vol-1

Banquier le jour, pianiste le soir : la double vie d’Olivier Korber

Analyste financier dans une tour de la Défense, près de Paris, Olivier Korber sort son premier album, consacré à Chopin. Rencontre.

Banquier côté face. Pianiste de concert côté pile. C’est la double vie d’Olivier Korber. À 33 ans, ce jeune banquier, professeur à l’université Paris-Dauphine, débute une carrière de soliste au piano. Un parcours rare dans un univers où les musiciens ne quittent pas le clavier depuis leur tendre enfance.

C’est sur l’esplanade de la Défense, dans les Hauts-de-Seine, à un jet de pierre de la Grande Arche, que nous rencontrons Olivier Korber. Fines lunettes, barbe courte et regard brun, le jeune banquier nous rejoint au pied de la tour qui abrite le siège de son entreprise. « Vous êtes ici sur mon lieu de travail, dans la finance », sourit-il.

Avec ses 35 étages de verre et de béton et son architecture tout en angle, le bâtiment renvoie plutôt au « space opera » qu’à la musique classique. Olivier Korber acquiesce : « C’est complètement déconnecté et compartimenté de ma vie musicale. C’est ici que je suis lorsqu’il fait jour. Le piano, c’est un peu plus souvent lorsqu’il fait nuit. »

La finance : par goût et pour vivre

Analyste en salle des marchés, Olivier Korber écrit des articles pour sa banque ou pour des clients et enseigne à l’université Paris-Dauphine. Il dit avoir choisi l’économie par goût et parce que c’était le plus sûr moyen d’en vivre. Mais la passion du piano ne l’a jamais quitté : il a commencé à en jouer à 8 ans et est entré au conservatoire à 14 ans. « J’ai été ‘dans le circuit’ lorsque j’étais au conservatoire à Paris, se souvient-t-il, mais c’était avant 2003. Donc, pendant 10 ans, j’ai un peu, voire complètement disparu », confie le pianiste.

J’avais vraiment envie de rejouer en public.Olivier Korberà franceinfo

Il se remet donc au piano dès la fin de ses études. D’abord seul, puis avec un professeur depuis 2016 : « J’ai retrouvé mon niveau d’avant, j’ai même fait des progrès », raconte le jeune homme.

Une organisation millimétrée

Olivier Korber a le bonheur de sortir ce mercredi son premier album. L’opus 25 de Frédéric Chopin : 12 Études qui montrent toute l’ampleur de la créativité du maître polonais, de l’intimité à la colère, en passant par la crépusculaire 11e Étude.  Cette double vie ne va pas sans une organisation millimétrée : « J’ai besoin d’une quinzaine d’heures de travail par semaine »,indique-t-il.

J’ai basculé mon travail de l’instrument du soir vers le matin pour avoir une fraîcheur d’esprit, une fraîcheur physique et une plus grande créativité.Olivier Korberà franceinfo

« Des choses sur lesquelles on pouvait buter le soir vont se résoudre par magie le matin. Si j’ai bien travaillé une heure le matin, je me sens beaucoup plus serein », poursuit Olivier Korber qui a accepté de s’installer, pour quelques minutes, devant un piano de concert à la Maison de la radio, dans le 16e arrondissement de la capitale.

« Parfois, il y a une petite opportunité qui passe. Si bien qu’étant vraiment attentif à toutes les possibilités que le monde peut offrir, on peut sans doute faire beaucoup plus qu’on aurait pu le parier initialement », se réjouit Olivier Korber, qui a donné son premier concert à l’occasion de la sortie du disque. C’était dans l’auditorium de la tour de la Défense où il travaille.

Pour retrouver Olivier Korber en concert

Mardi 06 février à 12h
La Défense – Auditorium de la Société Générale
En avant-première de la sortie de disque
Programme Chopin
Entrée uniquement sur invitation
RÉSERVER DES PLACES

Jeudi 08 mars à 20h30
Paris – Mairie du 5ème arrondissement
Concert Rachmaninoff
Sélection de mélodies, Concerto n°3 en ré mineur opus 30
Avec Victoria Shereshevskaya (mezzo-soprano)
et l’orchestre Les Déconcertants dirigé par Pierre-Alexis Touzeau

Samedi 21 avril à 20h30
Paris – Centre culturel Alex Manoogian
Récital violon et piano avec Zara Amiraghyan
Franck, Baghdasaryan

Vendredi 25 mai à 20h
Louviers – Le Moulin
Schumann : Konzerstück opus 92 pour piano et orchestre
Orchestre du CRR de Rouen dirigé par Claude Brendel