Tous les articles par Claire de Castellane

Léger au front part en tournée

Après le succès de la représentation au Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet dimanche 22 octobre, le spectacle Léger au front part en tournée dans la région Grand-Est.

Il sera le 18 novembre à Saint Jean d’Ormont, dans le cadre du festival des Abbayes de Lorraine (88), et le 22 novembre à l’Opéra de Reims.

Merci au Département de la Marne, à la Région Grand-Est, à la Mission du Centenaire et à la Spédidam pour leur soutien.

La terre est gracieusement mise à disposition par la société Imérys.

Crédits photos : Sylvia Lacaisse.

Léger au front – Article de Télérama

Synopsis

A travers les lettres qu’il adressa à son ami Poughon, regard sur la Première Guerre mondiale, telle que la vécut le peintre Fernand Léger, alors brancardier.

Télérama

La critique par Eléonore Colin

« Mon cher vieux, la guerre actuelle est devenue une guerre vache, dure. Une guerre de défensive, de tranchées, d’attaques et de contre-attaques pour gagner péniblement trente mètres », écrit Fernand Léger à son ami Louis Poughon en octobre 1914. A 33 ans, ce pionnier du cubisme vient d’être mobilisé comme sapeur réserviste, puis brancardier. Jusqu’en 1917, il fera l’expérience terrifiante du front ardennais : « Je crois que j’aurai toujours le goût âcre et fade du sang tiède. J’en étais plein. » Chaque jour, la pluie, la boue, la peur au ventre, l’ennui, le désespoir, l’agonie et la mort assombrissent davantage son cauchemar éveillé. Léger entreprend alors d’immortaliser ses compagnons d’infortune sur du papier d’emballage avec un procédé graphique et une abstraction proches de sa période « Contrastes de formes » (dont Soldats jouant aux cartes).
[…]
Une lecture vibrante de sa correspondance de guerre, mise en scène en 2008 par l’acteur Jacques Gamblin avec le sculpteur Patrice Alexandre et le compositeur David Chaillou, illustre au détour le désarroi croissant de Fernand Léger. Durant trois ans, son crayon comme sa plume n’auront cessé de dépeindre l’enfer des tranchées avec un réalisme crépusculaire et un humanisme prodigieux à l’égard de ses âmes damnées.

 

Léger au front – le 21 octobre à l’Athénée

Le 21/10/2018 à 15h au Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet

Formule brunch également possible :
http://www.forumsirius.fr/orion/athenee.phtml?seance=3904

Texte d’après la correspondance de guerre (1914-1917) de Fernand Léger
Sur une idée du sculpteur Patrice Alexandre
Co-mise en scène et adaptation des lettres de Jacques Gamblin
Musique de David Chaillou

Avec le comédien Olivier Balazuc et le sculpteur Patrice Alexandre

production et diffusion : Claire de Castellane/Castel Production I coréalisation : Athénée Théâtre Louis-Jouvet


Une performance polymorphe mêlant en direct musique, sculpture et littérature.

Tentons de résumer : parti au front de la Première Guerre mondiale, un peintre se fait écrivain, comme nous le fait entendre un acteur devenu lecteur, accompagné par trois musiciens, et bientôt métamorphosé en statue de boue, suivant le projet spectaculaire imaginé par un sculpteur et un metteur en scène.

Disons-le peut-être autrement : dans une performance polymorphe, le sculpteur Patrice Alexandre, le comédien Olivier Balazuc, le compositeur David Chaillou et Jacques Gamblin metteur en scène font entendre les lettres, désespérées et combatives tout ensemble, écrites par Fernand Léger du fond des tranchées de l’Argonne. “Quand on met de la terre sur un être, on ne l’habille pas, peut-être qu’on le dénude”, expliquent les auteurs, attachés à présenter “la transformation sous nos yeux d’un homme libre et vivant en un être peu à peu englouti par la terre, une statue de boue, un monument aux morts.”


« [Cette] lecture vibrante de sa correspondance de guerre, mise en scène par l’acteur Jacques Gamblin avec le sculpteur Patrice Alexandre et le compositeur David Chaillou, illustre au détour le désarroi croissant de Fernand Léger. Durant trois ans, son crayon comme sa plume n’auront cessé de dépeindre l’enfer des tranchées avec un réalisme crépusculaire et un humanisme prodigieux à l’égard de ses âmes damnées. » – Télérama –

Michel Legrand – Concert le 16 octobre au Salmanazar

Le 16 octobre à 20h30 au Salmanazar à Épernay

Michel LEGRAND, piano
Pierre BOUSSAGUET, contrebasse


De Maurice Chevalier à Henri Salvador pour la chanson, de Miles Davis à Bill Evans pour le Jazz, d’Agnès Varda à Jean-Luc Godard pour la musique de film, Michel Legrand aura travaillé pour et avec les plus grands artistes de la scène internationale du 20ème siècle. Mais, c’est sa rencontre avec Jacques Demy au tournant des années 60 et l’émergence de la Nouvelle Vague qui sera pour lui décisive. Avec Lola (1961), Les Parapluies de Cherbourg (1964), Les Demoiselles de Rochefort (1967), Peau d’âne (1970), ils inventent et incarnent tous les 2 un genre nouveau, la comédie musicale « à la française ».
Inutile de présenter plus longuement Michel Legrand, ses 3 oscars, ses 2 Palmes d’Or, son Golden Globe, le parcours de l’artiste est connu et reconnu de tous. Accompagné d’un contrebassiste, c’est cette vie incroyable qu’il vient nous raconter en musique, en toute intimité, en revisitant au piano ses plus grands chefs-d’oeuvres.


En partenariat avec l’Association des amis de la musique d’Épernay et Musiques en Champagne

Liszt Dances – Goran Filipec (the WholeNote)

Article en Anglais ici :
http://castel-production.com/art-gb-the-wholenote-dances-liszt-goran-filipec/

Le palmarès pianistique de Goran Filipec est impressionnant. Concours internationaux, tournées de concerts et enregistrements occupent une grande partie de son temps et les critiques élogieuses qui le suivent partout où il se produit expliquent pourquoi il fait partie des pianistes de la série « l’Intégrale de Liszt » de chez Naxos. Le dernier-né de ce projet colossal est le volume 49, consacrés aux Danses de Franz Liszt (Naxos 8.53705 naxos.com).

Le programme propose un éventail de danses : valses, csárdás, mazurka et autres. Le jeu de Filipec est bien sûr génial. Il capture dès l’instant l’atmosphère que Liszt cherche à établir pour chaque danse : parfois modale, parfois purement technique mais se présentant le plus souvent de manière lyrique. Filipec sait identifier et exploiter astucieusement chaque point d’accès à l’esprit de ces danses. Son toucher est généralement léger, flottant en quelque sorte au-dessus des touches. Mais il délivre de manière convaincante bravoure et puissance chaque fois que Liszt le demande.

Liszt Dances – Goran Filipec (iClassical)

Article en Anglais ici :
https://iclassical.co.uk/outstanding-liszt-recital-from-goran-filipec/

Il s’agit du numéro 49 de la série de Naxos contenant la musique de piano complète de Liszt, et quel plaisir ! Le programme fait entendre des musiques parmi les plus virtuoses de Liszt des années 1830 mélangées à des œuvres écrites un demi-siècle plus tard. Le CD fonctionne bien, comme une seule session d’écoute mélangeant des valses, des polkas et quelques galops, et cela de la plus plaisante manière.

Le pianiste de concert croate Goran Filipec est clairement un remarquable interprète de Liszt. Il a une technique brillante et joue parfaitement ces œuvres. La sonorité de son Kawai Grand Piano a été remarquablement captée par les ingénieurs de Naxos et cela doit sûrement être l’un des volumes les plus réussis de cette série à ce jour. Un disque à se procurer !

Goran Filipec – Liszt Dances (Gramophon)

Article en Anglais ici :
https://www.gramophone.co.uk/review/liszt-complete-piano-music-dances-filipec

Plus j’écoute ce disque, plus il m’apparaît que c’est un des meilleurs consacrés à Liszt depuis très longtemps. Produit par le pianiste lui-même, il est également très bien enregistré (Campus Fichtenhain, Krefeld, Allemagne) par l’ingénieur Matteo Costa.

Il s’agit du Vol 49 de le collection « Liszt Complete Piano Music » de Naxos et doit compter parmi les plus réussis de la série, non seulement à cause de Filipec, mais aussi à cause du programme. La séquence de danses est variée dans ses dynamiques (valses suivies de csárdás, polka, mazurka, plusieurs valses et deux galops) et fait se côtoyer des œuvres virtuoses brillantes de la fin des années 1830 avec des œuvres de 1881. Comme par exemple les quatre Valses oubliées (1881/84, pistes 1-4), jouées avec beaucoup de charme, à comparer avec les quatre valses antérieures (pistes 10-13), qui démontrent une virtuosité sans entrave chez Filipec, qui exploite là toutes les possibilités sonores du Kawai Grand piano.

Le disque se conclue par la version simplifiée du Grand Galop, rarement entendue, suivie de l’original, avec lequel Liszt concluait souvent ses récitals. Pour mettre en perspective la performance de bravoure de Filipec en la matière, Ogdon et Lang Lang le jouent 27 secondes plus lentement ; seuls Fiorentino et Cziffra (qui possédaient la pièce) sont plus rapides et – chut ! – Je pense que je préfère le croate.

Filipec possède trois des attributs les plus importants qui font un grand pianiste : artiste, architecte et acrobate. En fait, la seule chose qui minore ce disque est la peinture effrayante de Liszt sur la couverture, qui repose vraisemblablement sur l’un des portraits photographiques de Franz Hanfstaengl datant de 1857. Une des centaines de photos de Liszt n’aurait-elle pas été préférable ? Au moins, quelque chose d’un peu plus chic pour compléter le contenu.

De belles critiques du dernier disque de Goran Filipec

Consacré aux Danses de Liszt, il a enchanté Jeremy Nicholas, de Gramophon, le rédacteur de iClassical et David Olds, de the WholeNote :

Article en Anglais ici :
https://www.gramophone.co.uk/review/liszt-complete-piano-music-dances-filipec

Plus j’écoute ce disque, plus il m’apparaît que c’est un des meilleurs consacrés à Liszt depuis très longtemps. Produit par le pianiste lui-même, il est également très bien enregistré (Campus Fichtenhain, Krefeld, Allemagne) par l’ingénieur Matteo Costa.

Il s’agit du Vol 49 de le collection « Liszt Complete Piano Music » de Naxos et doit compter parmi les plus réussis de la série, non seulement à cause de Filipec, mais aussi à cause du programme. La séquence de danses est variée dans ses dynamiques (valses suivies de csárdás, polka, mazurka, plusieurs valses et deux galops) et fait se côtoyer des œuvres virtuoses brillantes de la fin des années 1830 avec des œuvres de 1881. Comme par exemple les quatre Valses oubliées (1881/84, pistes 1-4), jouées avec beaucoup de charme, à comparer avec les quatre valses antérieures (pistes 10-13), qui démontrent une virtuosité sans entrave chez Filipec, qui exploite là toutes les possibilités sonores du Kawai Grand piano.

Le disque se conclue par la version simplifiée du Grand Galop, rarement entendue, suivie de l’original, avec lequel Liszt concluait souvent ses récitals. Pour mettre en perspective la performance de bravoure de Filipec en la matière, Ogdon et Lang Lang le jouent 27 secondes plus lentement ; seuls Fiorentino et Cziffra (qui possédaient la pièce) sont plus rapides et – chut ! – Je pense que je préfère le croate.

Filipec possède trois des attributs les plus importants qui font un grand pianiste : artiste, architecte et acrobate. En fait, la seule chose qui minore ce disque est la peinture effrayante de Liszt sur la couverture, qui repose vraisemblablement sur l’un des portraits photographiques de Franz Hanfstaengl datant de 1857. Une des centaines de photos de Liszt n’aurait-elle pas été préférable ? Au moins, quelque chose d’un peu plus chic pour compléter le contenu.


Article en Anglais ici :
https://iclassical.co.uk/outstanding-liszt-recital-from-goran-filipec/

Il s’agit du numéro 49 de la série de Naxos contenant la musique de piano complète de Liszt, et quel plaisir ! Le programme fait entendre des musiques parmi les plus virtuoses de Liszt des années 1830 mélangées à des œuvres écrites un demi-siècle plus tard. Le CD fonctionne bien, comme une seule session d’écoute mélangeant des valses, des polkas et quelques galops, et cela de la plus plaisante manière.

Le pianiste de concert croate Goran Filipec est clairement un remarquable interprète de Liszt. Il a une technique brillante et joue parfaitement ces œuvres. La sonorité de son Kawai Grand Piano a été remarquablement captée par les ingénieurs de Naxos et cela doit sûrement être l’un des volumes les plus réussis de cette série à ce jour. Un disque à se procurer !


Article en Anglais ici :
http://castel-production.com/art-gb-the-wholenote-dances-liszt-goran-filipec/

Le palmarès pianistique de Goran Filipec est impressionnant. Concours internationaux, tournées de concerts et enregistrements occupent une grande partie de son temps et les critiques élogieuses qui le suivent partout où il se produit expliquent pourquoi il fait partie des pianistes de la série « l’Intégrale de Liszt » de chez Naxos. Le dernier-né de ce projet colossal est le volume 49, consacrés aux Danses de Franz Liszt (Naxos 8.53705 naxos.com).

Le programme propose un éventail de danses : valses, csárdás, mazurka et autres. Le jeu de Filipec est bien sûr génial. Il capture dès l’instant l’atmosphère que Liszt cherche à établir pour chaque danse : parfois modale, parfois purement technique mais se présentant le plus souvent de manière lyrique. Filipec sait identifier et exploiter astucieusement chaque point d’accès à l’esprit de ces danses. Son toucher est généralement léger, flottant en quelque sorte au-dessus des touches. Mais il délivre de manière convaincante bravoure et puissance chaque fois que Liszt le demande.

Bel article sur le disque « Paganini at the piano » de Goran Filipec

Paganini At The Piano

Paganini’s solo violin Caprices Op. 1 have provided the basis for some of the piano repertoire’s iconic virtuoso vehicles, such as Brahms’ Op. 35 Variations and Rachmaninov’s Rhapsody, to name just two. For this release, however, pianist Goran Filipec uncovers some substantial lesser-known Paganini-inspired works.

Two large-scale variation sets based on the same 24th Caprice used by Brahms and Rachmaninov showcase composers who were primarily known as pianists, both prominent pupils of Theodor Leschetizky. The Russian-born Mark Hambourg eventually settled in England, where he amassed a popular following. Many of his old 78s are quite wild and technically all over the place: his Chopin Op. 42 Waltz, for example, is the pianistic parallel of an Ed Wood movie. By contrast, his Paganini Variations revel in thick, upholstered textures and a formidable though conservative harmonic rigor that might be described as the pianistic lovechild of Brahms and Anton Rubinstein. The work requires a pianist with the stamina of an ox and the ability to produce huge, unrelenting sonorities. Filipec not only takes Hambourg’s daunting demands in stride, but also makes the music’s monumental posturings seem more important than they are.

Ignaz Friedman’s Paganini Studies operate on a higher level of musical imagination and pianistic ingenuity, and Filipec clearly revels in the idiom, milking the slower variations for all they’re worth, albeit within the bounds of good taste. […].

Much as I admire Wolf Harden’s Naxos traversal of Busoni’s Introduzione e Capriccio for its poise and polish, Filipec’s more incisive, harder-hitting vantage point boasts the demonic edge. The Busoni pupil Michael von Zadora’s “Eine Paganini-Caprice”, based on the E-flat Caprice No. 19, smothers the original’s modest dimensions in heavy pianistic garb, but Filipec nevertheless makes the best case possible for this rare transcription. Boris Papandopulo’s three Capriccios fuse Lisztian sweep with spiky, Prokofiev-like dissonant jabs and steel-trap chords. The effects grow predictable as the music unfolds, yet these pieces fall gratefully and playfully under the fingers, at least under Filipec’s fingers. The detailed, close-up sonics grow slightly harsh and metallic in loud moments, but that hardly pulls focus from Filipec’s prodigious talent. Self-recommending to fanciers of Romantic piano rarities.