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Le disque Bersa de Goran Filipec disque du mois pour Gramophone!

Un article de Jed DITLER à retrouver ici : Art Gramophone CD Bersa Goran Filipec 

[…] If I haven’t yet mentioned Goran Filipec’s performances it’s because he basically left me stunned and speechless from the first notes, and I’m still recovering!
This pianist commands a transcendental technique and possesses an unflappable sonority that refuses to splinter, notwithstanding Bersa’s thickest onslaughts. He unleashes shattering fortissimos that never lapse into banging and conveys the kind of textural diversity needed to bring this composer’s demanding keyboard idiom to life.
Grand Piano’s vibrant sound does both pianist and composer ample justice. I cannot recommend this release highly enough and, needless to say, I look forward to Vol 2.


[….] Si je n’ai pas encore mentionné les performances de Goran Filipec c’est parce qu’il m’a fondamentalement laissé stupéfait et sans voix depuis les premières notes, et je ne m’en suis toujours pas remis !
Ce pianiste à la technique transcendante possède une sonorité imperturbable qui refuse de se fendre, malgré les assauts les plus intenses de Bersa. Il déchaîne des fortissimos éloquents mais sans brutalité, et a la palette nécessaire pour donner vie au langage pianistique exigeant de ce compositeur.                                               
Le son vibrant de Grand Piano rend amplement justice au pianiste et au compositeur. Je ne peux que recommander hautement cet enregistrement, et il va sans dire que j’attends avec impatience le second volume.

https://www.gramophone.co.uk/review/bersa-complete-piano-music-vol-1

Banquier le jour, pianiste le soir : la double vie d’Olivier Korber

Analyste financier dans une tour de la Défense, près de Paris, Olivier Korber sort son premier album, consacré à Chopin. Rencontre.

Banquier côté face. Pianiste de concert côté pile. C’est la double vie d’Olivier Korber. À 33 ans, ce jeune banquier, professeur à l’université Paris-Dauphine, débute une carrière de soliste au piano. Un parcours rare dans un univers où les musiciens ne quittent pas le clavier depuis leur tendre enfance.

C’est sur l’esplanade de la Défense, dans les Hauts-de-Seine, à un jet de pierre de la Grande Arche, que nous rencontrons Olivier Korber. Fines lunettes, barbe courte et regard brun, le jeune banquier nous rejoint au pied de la tour qui abrite le siège de son entreprise. « Vous êtes ici sur mon lieu de travail, dans la finance », sourit-il.

Avec ses 35 étages de verre et de béton et son architecture tout en angle, le bâtiment renvoie plutôt au « space opera » qu’à la musique classique. Olivier Korber acquiesce : « C’est complètement déconnecté et compartimenté de ma vie musicale. C’est ici que je suis lorsqu’il fait jour. Le piano, c’est un peu plus souvent lorsqu’il fait nuit. »

La finance : par goût et pour vivre

Analyste en salle des marchés, Olivier Korber écrit des articles pour sa banque ou pour des clients et enseigne à l’université Paris-Dauphine. Il dit avoir choisi l’économie par goût et parce que c’était le plus sûr moyen d’en vivre. Mais la passion du piano ne l’a jamais quitté : il a commencé à en jouer à 8 ans et est entré au conservatoire à 14 ans. « J’ai été ‘dans le circuit’ lorsque j’étais au conservatoire à Paris, se souvient-t-il, mais c’était avant 2003. Donc, pendant 10 ans, j’ai un peu, voire complètement disparu », confie le pianiste.

J’avais vraiment envie de rejouer en public.Olivier Korberà franceinfo

Il se remet donc au piano dès la fin de ses études. D’abord seul, puis avec un professeur depuis 2016 : « J’ai retrouvé mon niveau d’avant, j’ai même fait des progrès », raconte le jeune homme.

Une organisation millimétrée

Olivier Korber a le bonheur de sortir ce mercredi son premier album. L’opus 25 de Frédéric Chopin : 12 Études qui montrent toute l’ampleur de la créativité du maître polonais, de l’intimité à la colère, en passant par la crépusculaire 11e Étude.  Cette double vie ne va pas sans une organisation millimétrée : « J’ai besoin d’une quinzaine d’heures de travail par semaine »,indique-t-il.

J’ai basculé mon travail de l’instrument du soir vers le matin pour avoir une fraîcheur d’esprit, une fraîcheur physique et une plus grande créativité.Olivier Korberà franceinfo

« Des choses sur lesquelles on pouvait buter le soir vont se résoudre par magie le matin. Si j’ai bien travaillé une heure le matin, je me sens beaucoup plus serein », poursuit Olivier Korber qui a accepté de s’installer, pour quelques minutes, devant un piano de concert à la Maison de la radio, dans le 16e arrondissement de la capitale.

« Parfois, il y a une petite opportunité qui passe. Si bien qu’étant vraiment attentif à toutes les possibilités que le monde peut offrir, on peut sans doute faire beaucoup plus qu’on aurait pu le parier initialement », se réjouit Olivier Korber, qui a donné son premier concert à l’occasion de la sortie du disque. C’était dans l’auditorium de la tour de la Défense où il travaille.

Pour retrouver Olivier Korber en concert

Mardi 06 février à 12h
La Défense – Auditorium de la Société Générale
En avant-première de la sortie de disque
Programme Chopin
Entrée uniquement sur invitation
RÉSERVER DES PLACES

Jeudi 08 mars à 20h30
Paris – Mairie du 5ème arrondissement
Concert Rachmaninoff
Sélection de mélodies, Concerto n°3 en ré mineur opus 30
Avec Victoria Shereshevskaya (mezzo-soprano)
et l’orchestre Les Déconcertants dirigé par Pierre-Alexis Touzeau

Samedi 21 avril à 20h30
Paris – Centre culturel Alex Manoogian
Récital violon et piano avec Zara Amiraghyan
Franck, Baghdasaryan

Vendredi 25 mai à 20h
Louviers – Le Moulin
Schumann : Konzerstück opus 92 pour piano et orchestre
Orchestre du CRR de Rouen dirigé par Claude Brendel

Olivier Korber sort son premier album !

« Une interprétation des Études opus 25 de Chopin vraiment exceptionnelle ».
                                                                                                                                          François-René DUCHÂBLE
« Sens narratif évocateur, construction de chef d’orchestre, magnifique prise de son, toucher recherché, piano à la sonorité de velours … »                                                                  Émile NAOUMOFF


Les 12 Études opus 25 de Chopin ont accompagné le Double Jeu quotidien d’Olivier KORBER entre salle de marché et salle de concert. 

C’est donc tout naturellement qu’il a élaboré son premier album autour de cette grande fresque poétique, proposant un parcours musical mêlant nostalgie et audace chez Chopin.
D’abord la nostalgie d’une Venise que le compositeur ne visitera jamais (Barcarolle opus 60), puis celle des rythmes polonais et des amours perdus (Mazurkas opus  59 et Polonaise-Fantaisie opus 61). Et vient l’audace, celle du pianiste-compositeur, qui réinvente le piano dans ses Études, puis tracera dans ses ultimes chefs-d’oeuvre les chromatismes du futur.


CHOPIN Barcarolle opus 60

CHOPIN Mazurka opus 59 n°3

CHOPIN Étude opus 25 n°6

[Extraits au format mp3 320kbps]


Programme du disque :

Direction artistique, prise de son, montage : Hugues DESCHAUX
Piano Steinway D préparé par Cyril Mordant (Régie pianos)
Livret : Olivier Korber
Photos: Laurent Bugnet
Production : Collection 1001

Booking pour les concerts :
Claire de Castellane
claire@castel-production.com
+33 9 72 37 17 27


Revue de presse Kaléidoscope Elsa Grether

L’intégralité de la revue de presse est consultable ici : http://castel-production.com/wp-content/uploads/2017/12/Extraits-articles-presse-Kal%C3%A9idoscope-Elsa-Grether.pdf


♦   GRAMOPHONE, Charlotte GARDNER : « The French violinist Elsa Grether isn’t such a well-known name in the UK, but her recording of Bloch’s two violin sonatas was enthusiastically received in these pages by Edward Greenfield (9/13). I’m about to continue in that enthusiastic vein here ».
« La violoniste Elsa Grether n’est pas tellement connue au Royaume-Uni, mais son enregistrement des deux sonates de Bloch avait reçu un accueil enthousiaste dans ces pages par Edward Greenfield en septembre 2013.  Je vais poursuivre avec le même enthousiasme ».

« To say Grether has met her brief is an understatement. This is easily my favourite solo recital in quite some while ».
« Dire que Grether a atteint son but est une évidence. Il s’agit tout simplement de mon récital solo favori depuis longtemps ».

Pour lire la critique en entier :
https://www.gramophone.co.uk/review/elsa-grether-kaleidoscope


♦   DIAPASON, Jean-Michel MOLKHOU : « … Rares sont les interprètes qui explorent les trésors plus insolites comme le fait Elsa Grether, après deux albums aux programmes déjà judicieux (…) Elle confirme la personnalité de son style. Sa flamme intérieure anime des phrasés vivants, et la maîtrise des lignes polyphoniques ne tombe jamais dans l’emphase. Rien de péremptoire ici ni d’artificiel, rien de maniéré ni de racoleur, et une naturelle qualité d’intonation ».


♦  CLASSICA, Michel Le Naour : « l’archet souple, la noblesse de jeu et la richesse de coloris du violon d’Elsa Grether donnent à cet enregistrement toute sa valeur ».


♦   PIZZICATO MAGAZINE, Uwe Krusch : « French violinist Elsa Grether combines typical works as well as slightly unusual pieces from Albeniz, Honegger and Khachaturian and the really extraordinary Métal Terre Eau by Ton-That Tiet. Grether’s playing is technically outstanding, dynamic and vivid, with a silky timbre ».

« La violoniste française Elsa Grether combine des œuvres typiques avec des œuvres légèrement plus inhabituelles d’Albeniz, Honegger et Khatchaturian, ainsi que le magnifique Métal Terre Eau de Ton-Thât Tiêt. La technique de jeu de Grether est extraordinaire, dynamique et vivante, avec un timbre soyeux ».

Elsa Grethers weitgespreiztes Soloalbum


♦   ARTAMAG, Jean-Charles Hoffelé : « Programme autour de la note ré, savamment composé, de Bach à Tôn Thât Tiêt (les deux premières plages enchaînent, créant une correspondance fulgurante) où Elsa Grether dévoile ce que le violon n’est pas immédiatement pour tout un chacun : un instrument multiple, capable des polyphonies les plus expressives, ce que la Chaconne de la Deuxième Partita de Bach, manifeste brandi par les violonistes depuis que Georges Enesco en fit son étendard, proclame, mais aussi d’un discours poétique où la suggestion sonore inféode la forme elle-même.

Sommet du disque, la vaste Sonate en quatre mouvements écrite par Arthur Honegger au cœur de la Seconde Guerre mondiale, qui cherche justement chez Bach une spiritualité ardente que le Presto final magnifie de ses arpèges inextinguibles, parole brûlante que l’archet de la jeune violoniste déploie en oriflamme.

L’album a d’ailleurs deux versants, le savant, et le populaire : la Sonate-monologue de Khatchatourian cousue de thèmes arméniens est injustement délaissée aujourd’hui, mais côté folklore, c’est la stupéfiante transcription de l’Asturias d’Albéniz signée par Xavier Turull, qui me tire l’oreille. L’original pour piano y faisait entendre une guitare, Elsa Grether y fait voir des gitans, entendre les mélismes d’un cantaor, en avive le feu noir.

Pourtant, c’est à la Sonate « Ballade » d’Eugène Ysaÿe que je reviens sans cesse. Elsa Grether en sculpte le récitatif intense d’un archet profond, en magnifie le ton de légende désolée, trouvant derrière l’âpreté de la ligne tout un monde quasi expressionniste. Ce violon est un orchestre. »

http://www.artalinna.com/?p=8596