Tous les articles par Claire de Castellane

Bel article sur le disque « Paganini at the piano » de Goran Filipec

Paganini At The Piano

Paganini’s solo violin Caprices Op. 1 have provided the basis for some of the piano repertoire’s iconic virtuoso vehicles, such as Brahms’ Op. 35 Variations and Rachmaninov’s Rhapsody, to name just two. For this release, however, pianist Goran Filipec uncovers some substantial lesser-known Paganini-inspired works.

Two large-scale variation sets based on the same 24th Caprice used by Brahms and Rachmaninov showcase composers who were primarily known as pianists, both prominent pupils of Theodor Leschetizky. The Russian-born Mark Hambourg eventually settled in England, where he amassed a popular following. Many of his old 78s are quite wild and technically all over the place: his Chopin Op. 42 Waltz, for example, is the pianistic parallel of an Ed Wood movie. By contrast, his Paganini Variations revel in thick, upholstered textures and a formidable though conservative harmonic rigor that might be described as the pianistic lovechild of Brahms and Anton Rubinstein. The work requires a pianist with the stamina of an ox and the ability to produce huge, unrelenting sonorities. Filipec not only takes Hambourg’s daunting demands in stride, but also makes the music’s monumental posturings seem more important than they are.

Ignaz Friedman’s Paganini Studies operate on a higher level of musical imagination and pianistic ingenuity, and Filipec clearly revels in the idiom, milking the slower variations for all they’re worth, albeit within the bounds of good taste. […].

Much as I admire Wolf Harden’s Naxos traversal of Busoni’s Introduzione e Capriccio for its poise and polish, Filipec’s more incisive, harder-hitting vantage point boasts the demonic edge. The Busoni pupil Michael von Zadora’s “Eine Paganini-Caprice”, based on the E-flat Caprice No. 19, smothers the original’s modest dimensions in heavy pianistic garb, but Filipec nevertheless makes the best case possible for this rare transcription. Boris Papandopulo’s three Capriccios fuse Lisztian sweep with spiky, Prokofiev-like dissonant jabs and steel-trap chords. The effects grow predictable as the music unfolds, yet these pieces fall gratefully and playfully under the fingers, at least under Filipec’s fingers. The detailed, close-up sonics grow slightly harsh and metallic in loud moments, but that hardly pulls focus from Filipec’s prodigious talent. Self-recommending to fanciers of Romantic piano rarities.

Olivier Korber invité de la Matinale de France Musique !

Au micro de Gabrielle Oliveira-Guyon, Olivier Korber évoque son rapport à la musique de Chopin, dont il vient de graver, pour la Collection 1001 Notes, une version plébiscitée des Études opus 25 : https://olivierkorber.com/medias/press/.

Pour la première fois il dévoile sa casquette de compositeur en nous livrant sa pièce pour piano, Yehides (Solitude), fraîchement composée.

C’est aussi l’occasion de le découvrir en soliste de l’éblouissant concerto n°3 de Rachmaninov, capté en live à Paris en mars dernier avec l’ensemble Les Déconcertants.

Le disque Bersa de Goran Filipec disque du mois pour Gramophone!

Un article de Jed DISTLER à retrouver ici : Art Gramophone CD Bersa Goran Filipec 

[…] If I haven’t yet mentioned Goran Filipec’s performances it’s because he basically left me stunned and speechless from the first notes, and I’m still recovering!
This pianist commands a transcendental technique and possesses an unflappable sonority that refuses to splinter, notwithstanding Bersa’s thickest onslaughts. He unleashes shattering fortissimos that never lapse into banging and conveys the kind of textural diversity needed to bring this composer’s demanding keyboard idiom to life.
Grand Piano’s vibrant sound does both pianist and composer ample justice. I cannot recommend this release highly enough and, needless to say, I look forward to Vol 2.


[….] Si je n’ai pas encore mentionné les performances de Goran Filipec c’est parce qu’il m’a fondamentalement laissé stupéfait et sans voix depuis les premières notes, et je ne m’en suis toujours pas remis !
Ce pianiste à la technique transcendante possède une sonorité imperturbable qui refuse de se fendre, malgré les assauts les plus intenses de Bersa. Il déchaîne des fortissimos éloquents mais sans brutalité, et a la palette nécessaire pour donner vie au langage pianistique exigeant de ce compositeur.                                               
Le son vibrant de Grand Piano rend amplement justice au pianiste et au compositeur. Je ne peux que recommander hautement cet enregistrement, et il va sans dire que j’attends avec impatience le second volume.

https://www.gramophone.co.uk/review/bersa-complete-piano-music-vol-1

Banquier le jour, pianiste le soir : la double vie d’Olivier Korber

Analyste financier dans une tour de la Défense, près de Paris, Olivier Korber sort son premier album, consacré à Chopin. Rencontre.

Banquier côté face. Pianiste de concert côté pile. C’est la double vie d’Olivier Korber. À 33 ans, ce jeune banquier, professeur à l’université Paris-Dauphine, débute une carrière de soliste au piano. Un parcours rare dans un univers où les musiciens ne quittent pas le clavier depuis leur tendre enfance.

C’est sur l’esplanade de la Défense, dans les Hauts-de-Seine, à un jet de pierre de la Grande Arche, que nous rencontrons Olivier Korber. Fines lunettes, barbe courte et regard brun, le jeune banquier nous rejoint au pied de la tour qui abrite le siège de son entreprise. « Vous êtes ici sur mon lieu de travail, dans la finance », sourit-il.

Avec ses 35 étages de verre et de béton et son architecture tout en angle, le bâtiment renvoie plutôt au « space opera » qu’à la musique classique. Olivier Korber acquiesce : « C’est complètement déconnecté et compartimenté de ma vie musicale. C’est ici que je suis lorsqu’il fait jour. Le piano, c’est un peu plus souvent lorsqu’il fait nuit. »

La finance : par goût et pour vivre

Analyste en salle des marchés, Olivier Korber écrit des articles pour sa banque ou pour des clients et enseigne à l’université Paris-Dauphine. Il dit avoir choisi l’économie par goût et parce que c’était le plus sûr moyen d’en vivre. Mais la passion du piano ne l’a jamais quitté : il a commencé à en jouer à 8 ans et est entré au conservatoire à 14 ans. « J’ai été ‘dans le circuit’ lorsque j’étais au conservatoire à Paris, se souvient-t-il, mais c’était avant 2003. Donc, pendant 10 ans, j’ai un peu, voire complètement disparu », confie le pianiste.

J’avais vraiment envie de rejouer en public.Olivier Korberà franceinfo

Il se remet donc au piano dès la fin de ses études. D’abord seul, puis avec un professeur depuis 2016 : « J’ai retrouvé mon niveau d’avant, j’ai même fait des progrès », raconte le jeune homme.

Une organisation millimétrée

Olivier Korber a le bonheur de sortir ce mercredi son premier album. L’opus 25 de Frédéric Chopin : 12 Études qui montrent toute l’ampleur de la créativité du maître polonais, de l’intimité à la colère, en passant par la crépusculaire 11e Étude.  Cette double vie ne va pas sans une organisation millimétrée : « J’ai besoin d’une quinzaine d’heures de travail par semaine »,indique-t-il.

J’ai basculé mon travail de l’instrument du soir vers le matin pour avoir une fraîcheur d’esprit, une fraîcheur physique et une plus grande créativité.Olivier Korberà franceinfo

« Des choses sur lesquelles on pouvait buter le soir vont se résoudre par magie le matin. Si j’ai bien travaillé une heure le matin, je me sens beaucoup plus serein », poursuit Olivier Korber qui a accepté de s’installer, pour quelques minutes, devant un piano de concert à la Maison de la radio, dans le 16e arrondissement de la capitale.

« Parfois, il y a une petite opportunité qui passe. Si bien qu’étant vraiment attentif à toutes les possibilités que le monde peut offrir, on peut sans doute faire beaucoup plus qu’on aurait pu le parier initialement », se réjouit Olivier Korber, qui a donné son premier concert à l’occasion de la sortie du disque. C’était dans l’auditorium de la tour de la Défense où il travaille.

Pour retrouver Olivier Korber en concert

Mardi 06 février à 12h
La Défense – Auditorium de la Société Générale
En avant-première de la sortie de disque
Programme Chopin
Entrée uniquement sur invitation
RÉSERVER DES PLACES

Jeudi 08 mars à 20h30
Paris – Mairie du 5ème arrondissement
Concert Rachmaninoff
Sélection de mélodies, Concerto n°3 en ré mineur opus 30
Avec Victoria Shereshevskaya (mezzo-soprano)
et l’orchestre Les Déconcertants dirigé par Pierre-Alexis Touzeau

Samedi 21 avril à 20h30
Paris – Centre culturel Alex Manoogian
Récital violon et piano avec Zara Amiraghyan
Franck, Baghdasaryan

Vendredi 25 mai à 20h
Louviers – Le Moulin
Schumann : Konzerstück opus 92 pour piano et orchestre
Orchestre du CRR de Rouen dirigé par Claude Brendel

Olivier Korber sort son premier album !

« Une interprétation des Études opus 25 de Chopin vraiment exceptionnelle ».
                                                                                                                                          François-René DUCHÂBLE
« Sens narratif évocateur, construction de chef d’orchestre, magnifique prise de son, toucher recherché, piano à la sonorité de velours … »                                                                  Émile NAOUMOFF


Les 12 Études opus 25 de Chopin ont accompagné le Double Jeu quotidien d’Olivier KORBER entre salle de marché et salle de concert. 

C’est donc tout naturellement qu’il a élaboré son premier album autour de cette grande fresque poétique, proposant un parcours musical mêlant nostalgie et audace chez Chopin.
D’abord la nostalgie d’une Venise que le compositeur ne visitera jamais (Barcarolle opus 60), puis celle des rythmes polonais et des amours perdus (Mazurkas opus  59 et Polonaise-Fantaisie opus 61). Et vient l’audace, celle du pianiste-compositeur, qui réinvente le piano dans ses Études, puis tracera dans ses ultimes chefs-d’oeuvre les chromatismes du futur.


CHOPIN Barcarolle opus 60

CHOPIN Mazurka opus 59 n°3

CHOPIN Étude opus 25 n°6

[Extraits au format mp3 320kbps]


Programme du disque :

Direction artistique, prise de son, montage : Hugues DESCHAUX
Piano Steinway D préparé par Cyril Mordant (Régie pianos)
Livret : Olivier Korber
Photos: Laurent Bugnet
Production : Collection 1001

Booking pour les concerts :
Claire de Castellane
claire@castel-production.com
+33 9 72 37 17 27